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De jeunes Cagnoises engagées comme servantes, lui serviront souvent de modèle.
Sa palette devient éclatante ; les rouges vifs dits « groseille »
accentuent la carnation, mettent en valeur la sensualité des corps, illuminent les modèles.
< Les Grandes Baigneuses, 1901-1902 Huile sur toile, 1,15 x 1,68 m Dépôt de l'Etat au Musée Renoir
Les Cariatides, 1909 Huile sur toile, 1,30 x 0,45 m Dépôt de l'Etat au Musée Renoir > C’est à Cagnes que Renoir abordera pour la première fois la sculpture avec Richard Guino, puis Louis Morel. La monumentale Vénus Victrix, le Berger Pâris, le buste d’Aline, le Petit Forgeron attestent du superbe travail réalisé avec Guino, de 1913 à 1918. Handicapé par des rhumatismes articulaires, Renoir peindra pourtant avec impatience et frénésie jusqu’aux derniers jours. Il s’éteint le 3 décembre 1919, à l’âge de 78 ans. Lorsque son ami Albert André procédera à l’inventaire après décès du peintre, c’est près de sept cent vingt toiles ( portraits, nus, natures mortes, paysages…) qu’il répertoriera dans l’atelier du maître ! Renoir, tout comme son ami Monet avec le jardin de Giverny, eut lui aussi son jardin de rêve aux Collettes. Un domaine planté d’oliviers séculaires faisant face au bourg médiéval du Haut-de-Cagnes et abritant une fermette aux volets verts, nichée dans les herbes folles et les vignes en espalier. La ville s’emploie à conserver le caractère rustique et naturel de ce magnifique jardin.C’est dans ce cadre simple et champêtre que Renoir passe les onze dernières années de sa vie, attentif à la beauté de la nature environnante, inspiré par de multiples motifs : fruits et légumes, roses cultivées par sa femme, bouquets de fleurs coupées, feuillage des oliviers… Pierre-Auguste Renoir, considéré comme l’un des Maîtres de l’Impressionnisme, découvre Cagnes et ses lumières en 1903.Initié à la vie cagnoise par le peintre Ferdinand Deconchy, il acquiert les Collettes en 1907, un magnifique domaine de plus de deux hectares entouré d’oliviers plusieurs fois centenaires. La Ferme des Collettes, 1915
Huile sur toile, 46 x 51 cm Musée Renoir, Cagnes-sur-Mer > Il y fait construire une maison dotée de toutes les commodités de l’époque et d’un grand atelier. Elle est achevée à l’automne 1908. Il s’y installe avec son épouse Aline et ses trois fils, Pierre, Jean et Claude. Entouré de ses modèles et amis , il crée de nombreuses œuvres parmi lesquelles la Ferme des Collettes exposée dans la maison. La sculpture, art auquel il s’initie aux côtés de son ami Richard Guino, artiste catalan, contribue à marquer cette « période cagnoise » qui va durer plus d’une dizaine d’années.Aujourd’hui, douze toiles originales du Maître et une vingtaine de sculptures, constituent le fonds d’œuvres présentées dans la « maison du souvenir » achetée par la ville en 1960. Les marchands de tableaux Vollard, Durand-ruel, le collectionneur mécène Gangnat et le peintre Albert André, furent des fidèles des Collettes. La Petite Laveuse Accroupie, 1916
Bronze - H. 32 cm Musée Renoir, Cagnes-sur-Mer > |