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INFOS PRATIQUES

Chemin des Collettes
04 93 20 61 07
04 92 02 47 39 (fax)


musees-cagnes@orange.fr

Tarifs :
3 € adulte
1,50 € étudiant et groupes
gratuit (moins de 18 ans)
4,50 € (jumelé avec le Château-Musée)

Horaires Eté :
Ouvert du 2 mai au 31 octobre :
de 10h à 12h et de 14h à 18h

Du 1er novembre au 30 avril :
de 10h à 12h et de 14h à 17h

Fermeture annuelle :
Dernière semaine de novembre
ou première semaine de décembre

Cent ans, c'était hier... En 1908, l'un des grands maîtres de l'Impressionnisme écrivait une page de l'histoire de Cagnes en choisissant d'y élire domicile de manière définitive.
Pierre-Auguste Renoir voyait avec grande impatience la fin des travaux de la maison bourgeoise qu'il faisait bâtir depuis l'été 1907, dans le domaine des Collettes. Aline, son épouse, se réjouissait d'être enfin « propriétaire »!
Renoir, le nomade, décidait enfin de se fixer. Comme le rapporte son fils Claude : « En dehors de son atelier de Paris et de notre maison familiale d'Essoyes, il ne comprenait que la maison louée, qu'il meublait lui-même de bois blanc [...] et qu'il pouvait abandonner d'un jour à l'autre, sans regrets. »
Cagnes devient ainsi « cité de Renoir ». Et le maître ouvre une voie que d'autres artistes vont emprunter, contribuant à faire du village la nouvelle « petite Montmartre » de la Côte d'Azur, la cité des peintres. Dans son sillage, Derain, Cross, Modigliani, Soutine vont venir planter leur chevalet tour à tour.

La route des peintres de la lumière, célébrés par les lutrins désormais implantés dans la ville, sous l'égide du Comité Régional du Tourisme, devient réalité pour les nombreux touristes et amateurs d'art qui en suivent le cheminement... jusque dans le parc des Collettes.


2008 sera donc une année festive : toutes les structures culturelles de la Ville, l'Office de Tourisme et les Cagnois (à travers les associations ainsi que les collégiens et lycéens notamment) proposeront un programme « dans la lumière de Renoir » : expositions, concerts et conférences. La maison des Collettes, musée du souvenir, sera au coeur de ces célébrations.
Les visiteurs sont certainement ceux qui en parlent le mieux, alors laissons-leur les dernières « impressions ».
 

« Renoir! Vous m'avez émue aux larmes!
Vous êtes toujours vivant ! »

« Il n'est pas facile lorsqu'une bâtisse devient musée d'en conserver son âme, mais je crois
que vous y avez parfaitement réussi. »

« S'imprégner de Renoir dans cette maison...
belle impression, souvent impérissable. »

« Beaucoup d'émotion, c'est important
de garder de tels lieux en état. »




De jeunes Cagnoises engagées comme servantes, lui serviront souvent de modèle. Sa palette devient éclatante ; les rouges vifs dits « groseille » accentuent la carnation, mettent en valeur la sensualité des corps, illuminent les modèles.

< Les Grandes Baigneuses, 1901-1902
Huile sur toile, 1,15 x 1,68 m
Dépôt de l'Etat au Musée Renoir


Les Cariatides, 1909
Huile sur toile, 1,30 x 0,45 m
Dépôt de l'Etat au Musée Renoir
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C’est à Cagnes que Renoir abordera pour la première fois la sculpture avec Richard Guino, puis Louis Morel. La monumentale Vénus Victrix, le Berger Pâris, le buste d’Aline, le Petit Forgeron attestent du superbe travail réalisé avec Guino, de 1913 à 1918.

Handicapé par des rhumatismes articulaires, Renoir peindra pourtant avec impatience et frénésie jusqu’aux derniers jours. Il s’éteint le 3 décembre 1919, à l’âge de 78 ans.
Lorsque son ami Albert André procédera à l’inventaire après décès du peintre, c’est près de sept cent vingt toiles ( portraits, nus, natures mortes, paysages…) qu’il répertoriera dans l’atelier du maître !

Renoir, tout comme son ami Monet avec le jardin de Giverny, eut lui aussi son jardin de rêve aux Collettes. Un domaine planté d’oliviers séculaires faisant face au bourg médiéval du Haut-de-Cagnes et abritant une fermette aux volets verts, nichée dans les herbes folles et les vignes en espalier.

La ville s’emploie à conserver le caractère rustique et naturel de ce magnifique jardin.

C’est dans ce cadre simple et champêtre que Renoir passe les onze dernières années de sa vie, attentif à la beauté de la nature environnante, inspiré par de multiples motifs : fruits et légumes, roses cultivées par sa femme, bouquets de fleurs coupées, feuillage des oliviers…

Pierre-Auguste Renoir, considéré comme l’un des Maîtres de l’Impressionnisme, découvre Cagnes et ses lumières en 1903.
Initié à la vie cagnoise par le peintre Ferdinand Deconchy, il acquiert les Collettes en 1907, un magnifique domaine de plus de deux hectares entouré d’oliviers plusieurs fois centenaires.

La Ferme des Collettes, 1915
Huile sur toile, 46 x 51 cm
Musée Renoir, Cagnes-sur-Mer
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Il y fait construire une maison dotée de toutes les commodités de l’époque et d’un grand atelier. Elle est achevée à l’automne 1908. Il s’y installe avec son épouse Aline et ses trois fils, Pierre, Jean et Claude. Entouré de ses modèles et amis , il crée de nombreuses œuvres parmi lesquelles
la Ferme des Collettes exposée dans la maison.

La sculpture, art auquel il s’initie aux côtés de son ami Richard Guino, artiste catalan, contribue à marquer cette « période cagnoise » qui va durer plus d’une dizaine d’années.
Aujourd’hui, douze toiles originales du Maître et une vingtaine de sculptures, constituent le fonds d’œuvres présentées dans la « maison du souvenir » achetée par la ville en 1960.
Les marchands de tableaux Vollard, Durand-ruel, le collectionneur mécène Gangnat et le peintre Albert André, furent des fidèles des Collettes.


La Petite Laveuse Accroupie, 1916
Bronze - H. 32 cm
Musée Renoir, Cagnes-sur-Mer
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